La formation de praticien PNL

Un praticien PNL est celui qui, du fait de sa pratique, possède un niveau de compétence « suffisant » pour utiliser de façon « écologique » les méthodologies qui lui ont été enseignées. L’écologie concerne les conséquences positives ou négatives (pour soi ou le système) de nos choix concernant nos objectifs, leurs effets et les moyens à mettre en oeuvre. Un changement « écologique » est celui qui préserve l’équilibre interne et externe de l’individu. Par exemple, un objectif est écologique quand il respecte les valeurs fondamentales d’un individu et de son système familial, professionnel, social et culturel.  Les compétences développées dans un praticien PNL sont d’abord conscientes avant de devenir inconscientes (un nouveau programme).
Une formation de praticien PNL qui dure entre 18 à 22 jours est souvent découpée en deux ou trois niveaux de formation (bases, technicien, praticien).

Le praticien PNL et les présupposés de la PNL

Si une formation PNL a pour objectif l’intégration de ses présupposés, que peut-on attendre d’une formation de praticien PNL ?
Un technicien PNL permet de découvrir l’existence des présupposés PNL et parfois de s’y opposer avec violence au début, avant de les admettre comme « acquis » après une mise en situation. Les présupposés les plus rejetés sont par exemple « Chaque comportement vise une intention positive », et «  Nous avons en nous les ressources dont nous avons besoin pour réaliser nos buts ».  Il est donc parfois préférable de commencer par avoir l’expérience qui valide le présupposé, avant de l’expliquer et d’en donner une définition précise.
Un praticien PNL permet de se confronter à de nouveaux présupposés de la PNL. L’application avec facilité d’une technique signifie probablement que les présupposés en rapport avec la technique sont déjà intégrés. A l’inverse, l’inconfort à suivre les étapes d’une technique PNL, témoigne parfois d’un rejet des présupposés qui organisent l’efficacité de la technique. La réponse habituelle est de continuer à faire un peu plus de ce qui est fait habituellement. A la fin d’un praticien, quelques présupposés PNL sont généralement intégrés, au moins dans le contexte précis de la certification. Certains stagiaires font « comme si » ces présupposés avaient été intégrés, ce qui constitue une excellente manière de les intégrer réellement. Par exemple les présupposés concernant la séparation des modèles du monde, la présence des ressources ou l’intention positive sont souvent observés dans le contexte de la formation. C’est peu me direz-vous ? Non, c’est déjà considérable s’ils sont généralisés à des contextes autres que ceux de la formation.

Les objectifs opérationnels en termes de compétences

Ces objectifs dépendent avant tout du public professionnel auquel la formation s’adresse
Ces objectifs sont en rapport avec la connaissance et l’application des bases de la relation humaine et de l’efficacité relationnelle dans un contexte professionnel spécifique.

Les capacités développées dans une formation de praticien

Ces capacités sont données à titre indicatif, sachant que chaque organisme de formation en donne une formulation qui peut être différente. La description ci-dessous s’appuie principalement sur les standards de l’association NLPNL pour le praticien. Nous y avons ajouté des exemples de capacités et les outils ou modèles adaptées au développement de ces capacités.

1. Identifier les principes d’une communication efficace

Exemples : définir le cadre de pensée et les principes dans lequel s’intègrent l’interaction, préciser le but de l’échange.
Outils et modèles : les présupposés et les cadres de la PNL

2. Optimiser l’écoute et observer le langage verbal et non verbal

Exemples : développer son niveau d’écoute, son acuité sensorielle en repérant le registre sensoriel de son interlocuteur et son langage non verbal (calibration) ; Repérer les désaccords entre l’expression verbale et non verbale (congruences/Incongruence).
Outils et modèles : acuité sensorielle, calibration d’une expérience, écoute, registres sensoriels du VAKOG, les prédicats, les clés oculaires, la reformulation, le repérage des schémas de pensées.

3. Etablir et maintenir une relation efficace

Exemples : adapter son langage verbal et non verbal à celui de son interlocuteur et le guider vers un objectif faisant l’objet d’un accord.
Outils et modèles : synchronisation et rapport

4. Réfléchir de façon pertinente en fonction du contexte

Exemples : organiser sa pensée pour gagner en efficacité, acquérir une pensée stratégique.
Outils et modèles : les stratégies et les modèles TOTE, SCORE, le VAKOG, les sous-modalités, les tailles de découpage de l’information.

5. Recueillir des informations qui limitent les interprétations

Exemples : questionner les biais linguistiques qui reflètent des représentations limitantes d’une situation ;  faciliter l’acquisition de plus de choix comportementaux.
Outils et modèles : le méta-modèle 1 et 2.

6. Déterminer les objectifs et les atteindre

Exemples : structurer sa pensée pour transformer une idée en action et résultat ; Vérifier les conséquences des résultats souhaités chez soi et les autres.
Outils et modèles : conditions de bonne formulation d’un objectif ; L’écologie, les stratégies, le modèle TOTE, Etat présent-Etat désiré.

7. Mobiliser énergie et ressources pour atteindre un objectif

Exemples : savoir où et comment rechercher et stabiliser des états ressources ; Transférer cette ressource dans un contexte où elle sera adaptée.
Outils et modèles : ancrage de ressource et désactivation d’ancres, chainage d’ancres, chevauchement d’ancres.

8. Communiquer avec le langage analogique

Exemples : guider pour faciliter l’accès à des états ressources, utiliser une communication indirecte avec le langage miltonien ; Elargir son cadre de pensée et de ressources.
Outils et modèles : Milton Modèle, métaphores, cadre du « comme si ».

9. déclencher la motivation

Exemples : identifier les valeurs et prendre appui sur celles-ci pour motiver
Outils et modèles : valeurs, critères et croyances, projet professionnel/de vie (mission au sens de Dilts), trouver des pistes personnelles de motivation.

10. S'appuyer sur les expériences passées pour créer des ressources

Exemples : savoir réinterpréter les expériences négatives du passé.
Outils et modèles et techniques: modèle des parties ; Le changement d’histoire.

11. Gérer les conflits, négocier, expérimenter différents points de vue

Exemple : organiser sa pensée pour gérer des conflits internes et externes ; Créer un cadre de coopération entre parties en conflit puis négocier les moyens de satisfaire les enjeux individuels ; prendre en compte des points de vue multiples.
Outils et modèles et techniques  : négociation entre les parties en conflits ; Modèle des parties ; Position de perception (se placer suivant différents points de vue) ; Recadrage spatial.

12. Prendre du recul et gérer le stress

Exemple : pendre du recul ou de la distance des situations stressantes pour mieux les analyser et prendre des décisions appropriées.
Outils et modèles et techniques : la dissociation (et double dissociation) ; Index de computation ; Dissociation V/K.

13. Recadrer les objections et interférences

Exemple : proposer plus de choix dans l’interprétation d’une situation et la réalisation d’un objectif
Outils et modèles et techniques: Recadrages linguistiques (sens, contexte) et recadrages en 6 étapes.

14. Comprendre les différents niveaux d’organisation d’un système

Exemples : analyser une difficulté en situant le niveau d’abstraction dans lequel elle se situe ; Aligner les actions et modes d’actions avec les valeurs ; Choisir à quel niveau d’un système intervenir, en fonction de l’objectif poursuivi ; Renforcer sa cohérence interne et sa détermination à agir.
Outils et modèles : les niveaux logiques de la pensée comme outil de diagnostic et d’alignement.

15. Gérer son comportement face à des situations déstabilisantes

Exemple : savoir faire émerger des états mélangeant plusieurs ressources pour adapter ses réponses comportementales dans des situations perçues comme déstabilisantes.
Outils et modèles : transfert de ressources, mixages, chaînages.

16. Installer des indicateurs de progression et de réussite

Exemple : donner et recevoir des feedback personnalisés facilitant le développement des compétences.
Outils et modèles : condition de bonne formulation d’un feedback.

La certification de Praticien PNL

Voir le paragraphe « Certifications PNLL » dans l’article « Outil et méthodes de la PNL » Rappelons ce que propose la PNL pour savoir le niveau évalué lors d’une certification :

Un système de connaissance et de valeurs (les présupposés de la PNL). Il est possible d’évaluer la mise en pratique de quelques présupposés de la PNL : séparation des modèles du monde, intention positive, présence des ressources…etc. Par exemple le présupposé « la séparation des modèles du monde »  est appliqué par une attitude de non jugement ou de non sauvetage des propos de l’autre, et la capacité à établir le rapport. Rappelons que la mise en œuvre des présupposés de la PNL dans le cadre de la certification, ne signifie pas que ces présupposés seront généralisés à l’ensemble du domaine de vie du stagiaire.

Une méthodologie avec des processus (de modélisation) et des procédures (les protocoles PNL) pour appliquer la connaissance et les valeurs ». On pourra évaluer ici la capacité  du stagiaire à suivre les étapes clé d’un protocole.

Une technologie avec des outils analytiques et interactifs pour faciliter l’application de la connaissance et des valeurs. » On pourra évaluer l’utilisation des outils tels que  l’Analyse contrastée, les recadrages, l’ancrage, les métaphores, la ligne du temps, les tris spatiaux, les niveaux d’abstraction ou niveaux logiques.