Les nouveautés en PNL

pictocertification-nouveauteAvec les crises sociales, politiques, écologiques, économiques, 200 millions de chômeurs dans le monde, les catastrophes naturelles et les guerres, le monde actuel, les  défis du monde actuel  ne manquent pas. Ceux qui se considèrent comme des citoyens de ce monde chercheront de façon individuelle ou collective à contribuer à un monde meilleur, celui qu’ils aimeraient laisser à leur enfant. Et comment pouvons-nous dans le champ de la programmation neurolinguistique apporter quelques réponses et solutions à ces défis ?

La PNL a été  développée dans les années 1970 dans un contexte thérapeutique  Le but de la PNL était d'aider les individus à surmonter leurs problèmes personnels, à communiquer plus efficacement, et à accéder à de nouvelles ressources personnelles. Depuis cette époque le monde de la PNL a bien changé, car il s’est étendu  à des domaines tels que l'éducation, la santé, le monde de l'entreprise, et le sport. Cette extension des champs d’application, ainsi que l’utilisation de nouveaux outils et modèles PNL, ont  parfois d’importantes différences dans la vie personnelle et professionnelles des individus. Si la communauté PNL est plutôt éclatée, composée d’individus indépendants, autonomes, parfois "rebelles" , et parfois réunis en multiples courants ou familles, il y a pourtant quelque chose d’unique qui réunit les dizaines de milliers de praticiens PNL dans le monde : c'est un désir ou une volonté affirmée de faire une différence dans le monde auquel ils appartiennent et de répondre aux défis qui les attendent.  Derrière une diversité extrêmement riche de personnes et moyens, les praticiens de la PNL peuvent se rejoindre sur une vision commune : contribuer, chacun à sa façon à un monde meilleur. Les membres de cette communauté PNL si disparate, partagent également une profonde conviction, celle que le meilleur moyen de contribuer à changer le monde, est de se changer soi-même. Une conviction également partagée par des praticiens d’autres approches ou disciplines en science humaine : développer notre niveau de conscience est probablement le point de départ de tous les changements bénéfiques dans le  monde.
 
Livre-Innovations-PNLEn faisant évoluer ses applications vers le monde des organisations, du marketing et de la vente,  les outils et modèles PNL sont passés des applications individuelles à des applications collectives. Des célébrités du monde de la politique, des affaires, du sport et des affaires ont découvert et fait appels aux techniques PNL. Le champ de la modélisation de l’expérience subjective s’est intéressé à l’excellence en matière de fonctionnement des groupes et des organisations. Les nouveaux sujets de la modélisation sont devenus des grands dirigeants, patrons ou entrepreneurs. Ceux qui  pensent différemment, ceux qui savent influencer des systèmes sociaux et économiques pour le bien de tous. En publiant l’ouvrage « Innovations in NLP Vol.I »,  les auteurs, coordinateurs et éditeurs de ce livre, ont cru que ce qui se passe dans le monde de la PNL pouvait utilement contribuer à résoudre certains problèmes importants du monde actuel, et que les ressources de créativité et d’innovation de la PNL pouvaient être plus largement utilisées. Ce qui a été unique dans ce projet d’édition, c’est d’avoir permis à de nombreux experts PNL de collaborer et générer quelque chose ensemble. Cette situation mérite d’être soulignée.

Quoi de neuf en PNL?

Combien de fois avons entendu cette question! Pour y répondre, nous allons nous baser sur l’ouvrage "Innovations in PNL" publié en 2011 sous la coordination de Michael Hall et Shelle Rose Charvet. Le défi des auteurs était de déterminer des critères d’inclusion de ce qui pouvait être innovant ou pas dans le domaine de la PNL. Cinq critères ont été retenus.

Critère 1: la contribution se développe en dehors des modèles classiques de la PNL développés de 1972 à 1990. Les modèles nouveaux utilisent les outils et modèle de la PNL (méta-modèle, méta-programme, modalités sensorielles, SCORE, niveaux logiques) pour innover.
Critère 2: la contribution est le résultat d'une modélisation de l’expérience subjective. Qui est la raison d'être de la PNL. Le nouveau modèle apporte un moyen de modéliser une expérience humaine et d'élargir ainsi le thème essentiel de la modélisation en PNL, ou de cartographie l'excellence de l’expérience humaine.
Critères 3: la contribution innove dans l’une des quatre catégories suivante : un nouveau modèle, de nouvelles applications, de nouveaux outils, ou une nouvelle communauté PNL.
Critères 4: la contribution conduit à des applications pratiques et efficaces, des modèles, schémas et processus, outils et communautés, pour rester en accord avec l’idée centrale de pragmatisme de la PNL depuis ses débuts.
Critères 5: la contribution ajoute de la crédibilité au champ de la PNL. Le modèle ou les schémas peuvent faire l’objet d’une évaluation scientifique et peuvent être utilisés par d’autres personnes que leurs auteurs.

A la lecture du livre, d'autres critères apparaissent, probablement en rapport avec les liens plus ou moins proches des auteurs avec les contributeurs. Et certains modèles décrits ne répondent pas aux critères ci dessus. Enfin des contributeurs de poids comme Richard Bandler, John Grinder ou Steve et Conirae Andreas n'apparaissent pas dans l'ouvrage. Comme les coordinateurs l'expliquent, certains contributeurs n'ont pas voulu, ou n'ont pas pu apporter leur contribution à l'ouvrage.

Sommaire de l’ouvrage "Innovations en PNL"

Partie I: les modèles innovants

Meta-Etats : Modélisation de la conscience auto-réflexive par L. Michael Hall
LAB Profile®: Décodage du langage et des comportements pour améliorer la communication entre les individus, par Shelle Rose Charvet
Panorama Social : comment changer les paysages inconscients et les relations, par Lucas Derks
La modélisation Symbolique : les changements émergeants à travers le Clean Language et les Métaphores, par James Lawley et Penny Tompkins
Le modèle RESOLVE pour faciliter les changements génératifs, par Richard Bolstad
La re-modélisation comportementale : modèles linguistiques avancés, par John McWhirter

Partie II: les applications innovantes

Le Coaching PNL : comment développer une attitude de Coach, par Ian McDermott
La Modélisation des facteurs de Succès, ou le secret du leadership entrepreneurial, par Robert Dilts.
Le travail de changement provocatif : improvisation et humour, par Nick Kemp
Modélisation des magiciens du marché : révéler les méthodes des traiders et investisseurs surprenants, par Charles Faulkner
Surmonter l’addiction : un nouveau modèle de travail, par Richard M. Gray.
La PNL et l’argent : comment créer des croyances à propos de l’argent et l’abondance qui responsabilisent, par Kris Hallbom et Tim Hallbom.
Les applications médicales de la PNL : l’utilisation de la PNL dans le traitement holistique du cancer, par  Kimiko Bokura-Shafé, Masaki Kono and Hiromi Tamaki (MD).
Le problème bien formulé : un nouveau modèle de changement dans les affaires, par Martin Roberts
Qu’est-ce qui provoque le Bégaiement : un modèle pour atteindre l’aisance, par Bobby G. Bodenhamer

Partie  III : les outils innovants

Le Compas de l’identité : cartographier les méta-programmes pour la réussite dans les affaires, par Arne Maus
Le MPA MindSonar®: un outil PNL pour le coaching et les équipes, par Jaap Hollander
Le profilage des méta-programmes avec JobEQ, pour développer l’intelligence émotionnelle, par Patrick Merlevede

Partie  IV: les communautés PNL innovantes

The Clean Community, de James Lawley and Penny Tompkins
The LAB Profile® Community. de Shelle Rose Charvet
The Neuro-Semantic Community, de L. Michael Hall
The NLP Research and Recognition Project, de Richard Liotta and Frank Bourke
The International NLP Research Conference, de Lisa Wake and Karen Moxom

Quelques nouveautés en PNL

Les Métas états, par  L. Michael Hall

Mta-States-Michael-HallLa modélisation de la conscience auto-réflexive. Le modèle des Méta-Etats (Meta-States) est l’un des modèles de la Neuro-sémantique développée par Michael Hall dans les années 90. La Neuro-Sémantique est l’application du sens ou comment notre système corps-esprit incarne le sens et comment nos significations sont exprimées dans nos comportements ou performances. La Neuro-Sémantique s’intéresse à la relation entre sens (sémantique) et à l’incorporation du sens dans notre corps pour une meilleure performance (neurologie). La Neuro-Sémantique comporte une douzaine de modèles de base, tous émergents du modèle des Méta-Etats, ainsi que quelques deux cent techniques pour à la fois développer la performance et le sens de celle-ci. La Neuro-Sémantique insére les acquis de la PNL au sein d’une structure conceptuelle qui se veut  plus "étendue" que celle de la PNL. Le modèle des Métas Etats met en évidence le fonctionnement de notre conscience autoréflexive, c’est-à-dire notre manière de réfléchir à propos de notre façon de percevoir les événements et de se les représenter.
Notre esprit ne fonctionne pas de façon linéaire mais se comporte de façon fractale en décrivant des boucles, des méandres ou des spirales. Si nous pouvons penser et ressentir  à propos d’une situation (c’est un état primaire), nous pouvons également penser et ressentir  à propos de ce que l’on pense et  ressent de la situation….et ces niveaux de pensées et de ressentis peuvent s’empiler en différents niveaux ou Métas Etats. Par exemple : "Qu’est-ce que je pense de ma peur de l’avion ? Suis-je aussi en colère contre ma peur de l'avion ? Suis-je honteux de ma colère colère par rapport à ma peur de l'avion?" Nous créons donc des états à propos d’états, nous pensons et ressentons à propos de nos expériences, et créons ainsi des couches de cadres de significations imbriquées pour créer une « Matrice de cadres ». Cette méta-conscience nous permet de prendre du recul sur nous-même, et de réfléchir à notre expérience cognitive et émotionnelle, et d’effectuer les changements  souhaités.

michael-hall

Michael Hall est Docteur en Psychologie Comportementale et Cognitive, enseignant et conférencier de renommée internationale. Il  est le développeur du modèle des Meta-States® (1994) qui est issu de son travail de modélisation sur la résilience. Fondateur de l'International Society of Neuro-semantics, il enseigne les Meta-States® et la Neuro-Sémantique® dans le monde entier. Il a présenté ses recherches à "International NLP Conference" de Denver. Il est l’auteur de plus de 100 articles pour des revues spécialisées de PNL et il a publié plus de 29 ouvrages sur la PNL.  C’est un chercheur en Sciences Humaines passionné par la modélisation de l'excellence. En France Michael Hall collabore avec Méta-Coaching, un organisme qui développe les applications des Métas-Etats au coaching.

Le LAB Profile® par Shelle Rose Charvet

Plein-pouvoir-des-mots-pnlDécoder le langage et les comportements pour améliorer la communication entre les individus. LAB Profile signifie Language and Behaviour Profile ou Profil Linguistique et Comportemental. L’outil permet d’établir le profil comportemental d’une personne, en identifiant sa manière  de penser, de se motiver et de prendre des décisions. Le LAB Profile concerne des profils comportementaux et non des profils de personnalité, ce qui a pour conséquence que les schémas des individus peuvent grandement changer d’un contexte à l’autre. Les schémas identifiés sont les méta-programmes de la PNL, initialement décrits par Leslie Cameron Bandler. Tels qu’ils étaient enseignés dans les années 1985-90, il n’y avait ni classement par fonctions (près de 60 méta-programmes étaient décrits), ni méthodologie de décodage et d’utilisation.
Rodger Bailey a réduit le nombre de méta-programme  à une douzaine et les a classé en deux catégories : les caractéristiques de la motivation (ce dont une personne a besoin pour être motivée dans une situation donnée) et les caractéristiques de travail (comment une personne traite l’information, répond à son environnement et prend des décisions). Puis il a conçu des questions pour identifier les méta-programmes et précisé le langage d’influence qui correspond à chaque méta-programme.
Ces développements ont rendu possible les applications des méta-programmes dans des domaines professionnels tels que le recrutement, le management, le marketing et la vente, le coaching, la résolution des conflits et la communication interpersonelle. Il existe maintenant des applications informatisées du travail de Rodger Bailey : l’iWAM, l’Identity Compass, et le MindSonar.

Shelle-Rose-Charvet

Shelle Rose Charvet. C’est une Canadienne qui a vécu en France ou elle a découvert la PNL en 1983. Elle a développé le modèle de Rodger Bailey depuis sa rencontre avec ce dernier chez Repère dans les années 80. Elle est enseignante PNL certifiée depuis 1992. Elle est maintenant reconnue par la communauté PNL comme l’experte mondiale des méta-programmes et de ses applications dans le domaine de l'entreprise. Elle a créé sa société Success Strategies au Canada, enseigne son modèle avec dynamisme et humour dans de nombreux instituts de PNL dans le monde et dans l’entreprise. La formation qu’elle anime  chez Institut REPERE s’intitule « Motiver et convaincre ave le LAB Profile, pour identifier les déclencheurs de la motivation individuelle ». Elle est l’auteur des livres « Words that Change Minds-1997 » ou « Le plein pouvoir des mots » en Français et préfacé par JL Monsempès "De l'influence des mots aux mots sous influence" ; et de « The Customer is Bothering Me-2010 ». Outre l’anglais, elle parle de français, l’espagnol et l’allemand

Le Panorama Social de Lucas Derks

Social Panorama Lucas DerksChanger ses paysages inconscients pour améliorer ses relations. Les individus comme toutes choses, existent dans un espace. Les êtres humains ont commencé à se représenter l’espace environnemental probablement depuis la vie intra-utérine. Les linguistes cognitivistes donnent le nom « d’espace mental » aux représentations de l’espace physique dans leur esprit. L’espace mental est comme un tableau noir tri dimensionnel sur lequel chacun va dresser la carte cognitive de sa réalité et de ses relations. Et chacun va projeter dans l’espace autours de lui les personnes qui comptent pour lui. La psycho-géographie externe de nos relations est donc en lien étroit avec notre psycho-géographie interne.
Ces paysages intérieurs constituent le panorama relationnel et personnel de chacun et ils vont déterminer en grande partie la qualité des relations que nous établissons, avec nous-mêmes et les autres. Par exemple, les relations intimes sont perçues comme rapprochées, les figures d’autorité sont le plus souvent positionnées en hauteur. La manière avec laquelle un individu se positionne par rapport aux autres dans son espace mentale va organiser une bonne part de ses comportements sociaux et constitue également les fondations de l’aspect social de sa personnalité. Le Panorama Social peut ainsi expliquer comment on se socialise, comment se connecte aux autres, comment on se situe par rapport aux autres, pourquoi nous sommes intimidé par certaines personnes et pas par d’autres? Pourquoi certains groupes fonctionnent et d’autres pas? Le Panorama Social de Lucas Derks s'enracine dans les sciences cognitives et comportementales, le modèle PNL des sous-modalités et des ressources, ainsi que l’exploration les schémas de l’expérience subjective dans une population, non pas d’experts comme le faisaient John Grinder et Richard Bandler, mais dans un groupe important de gens « normaux ». L’innovation dans le champ de la PNL vient de cette modélisation « de masse » L’idée centrale du panorama social est que si une personne se sent mal dans une relation, cela résulte de la manière dont la personne s’est placée et a placé ses interlocuteurs dans l’espace.

Lucas-Derks

Lucas Derks est un psycho-sociologue néerlandais, chercheur et formateur qui travaille surtout avec des psychothérapeutes, des personnes chargées de médiations ou de la résolution des conflits. Formé aux arts et à la psychologie, il a enseigné le dessin et la peinture dans les années 70. Il s’est formé à la PNL au NY Training Institute aux USA et à l’Institute for Eclectic Psychology aux Pays Bas. Il a travaillé avec les formateurs hollandais Jaap Hollander et Anneke Durlinger dans les années 1990 avant de développer le modèle du Panorama Social pour analyser et améliorer les relations humaines. Le lien entre le champ pragmatique de la PNL et la psychologie sociale est devenu le centre de son activité depuis 10 ans. Lucas Derks est l’auteur de sept ouvrages sur la psychologie sociale dont  « Social Panorama » non traduit en Français à ce jour.  http://www.socialpanorama.com/international/

La Modélisation Symbolique de J. Lawley et P. Tompkins

Des-mtaphores-dans-la-tteL’émergence des changements à travers les métaphores et le Clean language. Avant le travail de David Grove, en thérapie, les métaphores étaient surtout utilisées pour raconter des histoires dans le style de Milton Erickson. On utilisait peu les métaphores autogènes, celles qui sont générées par le client. En découvrant le travail David Grove, James et Penny ont réalisé qu’il avait conçu une nouvelle manière de travailler avec « la structure de l’expérience subjective » pour utiliser la définition de Bandler & Grinder. Le nom de David Grove est associé au « Clean Language », un modèle de questionnement pour travailler avec le champ métaphorique et symbolique de l’expérience subjective, puis plus récemment au  « Clean Space » et « Emergent Knowledge ».
Les questions de David Grove sont « Clean » ou « propres » parce qu'elles cherchent à minimiser la contamination des perceptions du client par celles de l’intervenant (Coach, thérapeute, manager…). Pour prévenir les contaminations (les MAP ou Métaphores, A priori, Présuppositions) de l’intervenant, ce dernier utilise uniquement les mots du client et n'ajoute aucun mot venant de lui. Les mots du client sont alors insérés dans une formulation précise de questions « Clean » qui invitent le client à porter son attention sur un aspect particulier de sa propre expérience. Pour David Grove le « moi de l’intervenant doit sembler avoir disparu ».
En 1995, James Lawley et Penny Tompkins ont décidé de modéliser David Grove, et leurs travaux ont été publié dans « Metaphors in Mind : Transformation through Symbolic Modelling » (Des métaphores dans la tête, publié en français chez InterEditions) en 2000. Aux nombreuses notions de David Grove ils ont ajouté des découvertes récentes en linguistique cognitive, des aspects de la théorie des systèmes auto-organisés et de la dynamique évolutive. Leur but était de créer un processus de modélisation qu’ils ont appelé "Modélisation Symbolique" et qui pouvait être appliqué à des situations autres que psychothérapeutiques, telles que l’éducation, le management et la recherche, etc.
La Modélisation Symbolique est un processus systémique intégrateur (du bas vers le haut, en anglais bottom up) qui utilise le Clean Language, les métaphores du client et la modélisation. La modélisation est la méthodologie, les métaphores sont le matériau et le Clean Language est l'outil.

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James LAWLEY & Penny TOMPKINS. James Lawley et Penny Tompkins conseillent des organisations aussi diverses que GlaxoSmithKline, l'Université de Yale Child Study Center, la NASA Goddard Space Center, et la communauté spirituelle de Findhorn. Ils supervisent depuis 1993 les psychothérapeutes neurolinguistiques, enregistrés auprès du « United Kingdom Council for Psychotherapy ». En reconnaissance de leur contribution au champ de la thérapie et du Clean language, Penny et James se sont vu décerné les titres de membres à vie de l'Association Canadienne de PNL, de membres honoraires de l'Association Internationale des Superviseurs de Coachs, et furent les premiers à être nommés formateurs honoraires certifiés par l'Association internationale des formateurs PNL (INLPTA). James Lawley et Penny Tompkins sont les auteurs de « Metaphors in Mind : Transformation through Symbolic Modelling » (Des métaphores dans la tête, publié en français chez InterEditions) en 2000.Ils animent une fois par an chez Institut REPERE des formations sur la modélisation symbolique et le Clean language.

Le modèle RESOLVE, de Richard Bolstad

RESOLVE Richard BolstadFaciliter des changements génératifs. L’auteur s’est interrogé sur des causes de la variabilité des résultats des processus PNL en fonction des clients, de la nature de leurs méta-programmes, des intervenants, du moment de l’intervention. En fait un processus PNL ne « marche » pas en lui-même. Pour Richard Bolstad, la magie n’est pas dans le processus PNL lui-même, mais dans ce qui se passe avant ou après son utilisation. Le modèle RESOLVE montre comment transformer une technique lue dans un livre en un résultat efficace. Pour R. Bolstatd il manque quelque chose d’important dans le travail initial de Bandler et Grinder et il se réfère pour cela à une citation de Steve Andreas : « Je pense que quelqu’un qui utilise de façon exceptionnellement bien les méthodes de la  PNL, a plusieurs manières de rassembler toutes les différentes compétences et techniques en un seul cadre global de compréhension ». C’est donc plus l’attitude de l’intervenant et ses attentes implicites qui vont faire que l’intervention réussisse ou pas. Le modèle RESOLVE est donc une méthode qui favorise la réussite d’une intervention, en y apportant une structure de séquencement et de sélection des interventions PNL. Le modèle en sept étapes proposé par R. Bolstadt s’appelle le modèle RESOLVE.

R : créer un état de Ressources pour le praticien : ce dernier  commence la session avec une pleine confiance en ses propres capacités à réussir à mettre en œuvre les principes de la PNL.
E : Établir le rapport : le rapport de qualité est la fluidité de la communication, la synchronisation des rythmes respiratoires, des mouvements corporels, du rythme et du ton de la voix.
S : Spécifier les résultats à obtenir : les résultats attendus doivent être énoncés d’une manière spécifique et écologique sur une base d’énoncés sensoriels.
O : Ouvrir le modèle du monde : le client découvre comment il a produit sa  stratégie inefficace et se sent capable  d’en produire une nouvelle, plus utile et plus efficace.
L : Guider (Lead) vers l'état désiré : à partir de la modélisation d’un certain nombres d’éléments (méta-programmes, valeurs, physiologie, objectifs, moyens disponibles) … l’intervenant va choisir  les outils, techniques et protocoles de PNL appropriés selon trois critères : l’aisance du praticien avec la méthode, la manière avec laquelle le client aborde le problème, la réceptivité du client à la technique.
V : Vérifier le changement : cette étape vérifie que le changement s'est produit et dans quelle mesure. Attention aux présupposés de réussite ou d’échec contenus dans les questions de vérification car ils vont impacter grandement la nature de la réponse.
E : Sortie Ecologique : cette étape ancre le changement dans les situations réelles du client, par un pont sur le futur.

Richard-BolstadRichard Bolstad est un infirmier diplômé, un formateur, un psychothérapeute,  et un membre de l’Association des Psychothérapeutes de Nouvelle Zélande.  Avec son associée Julia Kurusheva , il dirige un institut de formation PNL en N. Zélande « Transformations ». IL nseigne dans de nombreux pays (N. Zélande, Asie, USA) des formations  PNL certifiantes , la résolution des conflits et des modèles de PNL liés à la spiritualité. Il est spécialisé dans l’enseignement des techniques PNL dans des situations de traumatismes majeurs dus à des catastrophes naturel les (Tsunami  japonais de 2011, tsunami de 2009 à Samoa, le tremblement de terre en N. Zélande en 2011) ou des conflits armés (Bosnie Herzégovie en 1990). En tant qu’infirmier et formateur  dans le domaine de la santé, Richard a eu l’occasion d’expérimenter ce qu’il  pratique dans toutes les situations imaginables, dans les situations multiculturelles dans lesquels la psychothérapie et la PNL sont habituellement exclues. Il est le développeur du modèle RESOLVE et l’auteur de nombreux ouvrages sur la PNL.

Behavioural remodeling de John McWhriter

Sensory-System--J McWhriterModèle linguistique de PNL avancée. Aux débuts de la PNL, la modélisation consistait en une « modélisation de réplication » et une « modélisation de produits ». La modélisation de réplication consistait avant tout en une modélisation de l’excellence, ce qui était le cœur de la PNL traditionnelle. Cette modélisation conduisait à une modélisation de produit dont le but était de développer une version simplifiée de ce qui était créé dans la modélisation de réplication, et un modèle facile à apprendre et à mettre en œuvre. Les compétences de R. Bandler à reproduire quelques-unes des approches thérapeutiques de Erickson, Satir et Perls étaient simplifiées en une technique d’utilisation simple. La valeur d’un produit de modélisation est son efficacité dans l’obtention de changements spécifiques sans nécessiter de nombreuses  années d’expériences, et des compétences approfondies des modèles. La limitation de ce type de modélisation est son manque de profondeur dans la compréhension des mécanismes utilisés par les modèles pour produite leur excellence.
A partir de ce constat, John McWhriter a cherché à développer une méthodologie universelle de modélisation, une méthode susceptible de décrire tout ce que les humains font, et de modéliser tous les modèles de PNL,  ceux des clients, les modèles théoriques en psychologie, physique et chimie...
Pour John McWhriter, les modèles sont utilisables à différents niveaux, soit en tant que simple techniques (ce qui est le but de la plupart des produits de modélisation en PNL), soit en tant que compréhension approfondie des modes d’actions des processus impliqués. Un cuisinier apprend des processus de cuisine (les fondamentaux des modes d’actions), alors qu’un débutant ou un amateur apprend des recettes et techniques, sans la compréhension approfondie qui est nécessaire à l’adaptation des recettes aux ingrédients.
Pour McWriter, la re-modélisation du contenu habituel des modèles, ou de l’usage de ces modèles, reste insuffisant pour éviter aux individus de continuer à modéliser leur monde de façon limitante ou appauvrie. Pour McWriter  les outils et modèles de la PNL traditionnelle invitent surtout à confronter la manière qu’ont les individus d’utiliser leur modèle du monde.  Ce qui ne suffit pas à maintenir un changement de façon durable. Ader une personne d’une manière durable nécessite donc deux autres formes de modélisation  approfondie : une modélisation des modes de construction du modèle du monde (Knowing-Savoir), et une modélisation de la manière d’utiliser (Doing-faire) ces savoirs.

Comment les individus ont construisent et maintiennent leur modèle du monde (Knowing).  
Pour McWhriter, Bandler et Grinder proposent les processus de transformation  « généraux et universels » de construction du modèle du monde (l’Omission, Généralisation et Distorsion) d’une personne. Mais ces processus de transformation de la structure profonde en structure de surface d’une expérience, ne disent rien des  distinctions utiles à la leur modélisation.  En 1986 McWriter, a créé ces distinctions : chaque modèle intègre des détails spécifiques, détails qui  ont une étendue ou portée (détails qualifiés, chiffrés, circonscrit), et qui sont connectés d’une manière spécifique.
Ces distinctions  peuvent par exemple décrire le processus de transformation du méta-modèle : le recueil de détail, leur portée ou connexion (Omission), l’accroissement de leur portée (Généralisation) et le changement de détails, d’étendue ou de connexion (Distorsion)
McWhriter propose un processus de modélisation et de re-modélisation du savoir (Knowing) et de la pensée qui a créé ce savoir à la base de leur création de leur modèle du monde. Ce processus est utile quand l’individu a créé un modèle limitant ou appauvri. Les séquences du processus de modélisation du savoir sont les suivantes  :

a) l’identification de la connaissance (sous forme d’une déclaration ou souvent un jugement),
b) l’identification des preuves de  la connaissance (comment sais-tu cela ?),
c) l’identification des modes de pensée (quand as-tu décidé cela pour la première fois, et comment as-tu fait pour le décider ?),
d) l’enrichissement du modèle du monde ( nouvelle modélisation, re-modélisation  ou développement d’un nouveau modèle) et consolidation (comment mettre en œuvre ce nouveau modèle

Comment les individus utilisent leur modèle du monde (Doing)
Notre connaissance de la manière dont le monde fonctionne constitue le socle de ce que nous faisons pour satisfaire nos besoins. La modélisation et la re-modélisation des actions planifiées (nos programmes)  peuvent grandement améliorer l’efficacité de tout ce que nous faisons. Pour McWhriter, la description des détails de « surface » (règles d’action, guidage et directives) est insuffisante pour expliquer comment les choses marcheront exactement.   Il convient donc de disposer d’une compréhension en profondeur de la manière dont nous prévoyons de réaliser les choses.  Les séquences du processus de modélisation du DoingFfaire sont les suivantes:

a) Identifier une action X à faire, sous forme d’une déclaration (je vais faire ceci), d’une directive (je dois faire ceci), ou une question (dois-je faire ceci ?)
b) Identifier le bénéfice attendu (ce qui sera obtenu ou surviendra en faisant X)
c) Identifier le mode d’action ou comment la personne pense que cela marchera (comment cela marche, éléments requis…etc.)
d) Enrichir le modèle (nouveau modèle, re-modélisation, développement du modèle) et consolidation.

Les modélisations de McWriter en intégrant les distinctions de modélisation.

 Connaissance de comment le monde fonctionneConnaissance de comment agir sur le monde 
Détails La connaissance Quoi faire
Etendue Les preuves Le bénéfice de l’action
Connexions La pensée qui a créé le modèle Comment cela marche

jOHN-MCWHIRTER NLP

Jonh McWhriter. Il habite Glasgow en Ecosse ou il dirige l'organisme de formation " Sensory Systems Training", il coordonne des travaux de recherche, exerce en tant que formateur, thérapeute et consultant. Il possède une expérience de près de trente ans de travail avec les enfants, adultes, familles, communautés et organisations. Il a exploré et développé des modèles depuis 35 ans, et créé le « Developpmental Behavioural Modelling » ou DBM comme un champ engagé dans l’exploration et le développement de tout ce qui a trait aux modèles et à la modélisation. Il a été certifié par Richard Bandler en 1990 en tant que maître formateur en PNL. Il est le concepteur et le principal formateur des différents niveaux du master en DBM à l’université de Valence en Espagne.

 Success Factor Modeling, par Robert Dilts

nlp2 Robert DiltsLe secret du leadership entrepreneurial. La première génération de PNL s’intéressait surtout à la psychothérapie et au développement personnel. De plus en plus de praticiens PNL travaillent aujourd’hui pour le monde des affaires et des organisations en tant consultants, coachs et formateurs. De nombreux praticiens de la PNL sont également entrepreneurs. Ils créent ou développent leur activité de coaching ou de formation. Ces développement nécessitent l’intégration de nouvelles compétences, en rapport avec le développement de soi, la communication efficace, le leadership, le team building, et le changement organisationnel. De plus, les changements techniques, sociaux et économiques rapides de l’environnement invitent les individus et entreprises, pour se maintenir dans la compétition du marché, à y répondre rapidement et de façon innovante. Si les entreprises et les individus agissent comme il le faisaient il y 35 ans, ils n’auront aucun succès aujourd’hui. La question est donc de savoir « comment agir et rester compétitif dans un monde qui change rapidement ? ». Pour survivre et prospérer dans le monde actuel, les individus et organisations ont certainement besoin d’embrasser la diversité et de booster l’innovation.
C’est la raison de la création du Success factor Modeling (SFM) par Robert et John Dilts, en tant que méthode d’identification et de transfert des facteurs clés de réussite nécessaires à la croissance des individus, équipes et organisations. Le SFM pose la question suivante « Quelle est la différence qui fait la différence entre des individus, équipes, organisations  qui réussissent ou qui atteignent qu’un niveau moyen de performance ? »
Le SFM comporte un ensemble de principes, procédures et distinctions conçues pour analyser et identifier les schémas cruciaux des pratiques d’entreprises ainsi que les moyens d’acquérir les compétences comportementales mise en œuvre par les entrepreneurs, équipes, entreprises qui réussissent. Ce qui fait la valeur du SFM est son aspect pragmatique, car il apporte une méthodologie pour l’acquisition des compétences comportementales.
Le SFM permet d’une part d’acquérir une cartographie des facteurs de succès, (le cercle des facteurs de succès) puis de mettre en œuvre des stratégies approprié pour réaliser le projet. La carte du « cercle de réussite) invite à clarifier un certain nombre d’éléments : a) la passion qui anime l’entrepreneur et qui va lui procurer l’énergie dont il a besoin pour initier et maintenir l’action, b) la vision des clients et prospects qui seront les bénéficiaires potentiels d’un service ou d’un produit susceptible de solutionner un problème resté à ce jour sans solutions, c) la mission concerne les compétences spécifiques (expertises, alignement des équipes) ou excellence des personnes  vont apporter ces services ou produits aux clients, d) l’ambition se rapporte aux gains de l’entrepreneurs et investisseurs dans ce projet (revenus, statuts, titres..), e) les rôles définissent le type de personne que doivent être ou ne pas être l’entrepreneur afin de créer des partenariats et une communauté de pairs pour développer des ressources manquantes.

Robert-Dilts

 Robert Dilts est un développeur, auteur, coach, formateur de réputation internationale dans le champ de la Programmation Neuro-linguistique (PNL). Robert Dilts a travaillé de façon proche avec les fondateurs de la PNL à ses débuts, John Grinder et Richard Bandler, et il a personnellement étudié avec Milton Erickson et Gregory Bateson. Robert est le pionnier des applications de la PNL à l’éducation, la créativité et l’innovation, la santé, le leadership et le développement de la PNL de 3ème génération. Il enseigne la PNL à l'institut NLPU en Californie et collabore avec de nombreux organismes de formation dans le monde. Robert est le principal auteur de « programmation neuro-linguistique Vol I » qui a servi de standard et de référence aux monde de la PNL, et aussi l’auteur ou coordinateur de nombreux autres ouvrages sur la PNL : « Changer les systèmes de croyances avec la PNL », «  Tools for spirit », « From Coach to Awakener » traduit en Français sous le titre « Etre coach », « NLP II : the next génération »,  « Le voyage du Héros » coécrit avec Stephen Gilligan. Robert Dilts intervient régulièrement chez Institut REPERE, sur des thèmes en rapport avec le leadership, le coaching génératif (avec S. Gilligan) et « Devenez un Entrepreneur Authentique » une application du modèle SFM à l’entrepreneuriat.  

Le travail de changements provocatifs par Nick Kemp

nick-kemps-provocative-change-works-stancesL’improvisation et l’humour en thérapie et coaching. Nick, a créé le Provocative Change Works (PCW) du fait de son intérêt pour des modèles de changements rapidement efficace pour les clients. La méthode a été inspirée par une longue collaboration avec Franck Farrelly, le père de la Thérapie Provocative et une longue expérience des nombreux  modèles de changements, dont le travail de Milton Erickson. Le travail du PCW est conversationnel, improvisé, spontané, n’utilise pas un jargon particulier ou une analyse approfondie qui peut éloigner le thérapeute de son client. Nick Kemp dit que le point de départ de son travail a été sa participation à une émission mensuelle de la BBC dans laquelle il devait en une heure apporter des solutions à la phobie d’un auditeur. Le client décrivait sa phobie en direct, puis Nick le voyait pendant une heure en tête à tête, et à la fin le client revenait en direct donner un feedback aux auditeurs. Le bénéfice clé du PCW est son immense flexibilité pour travailler avec une très large gamme de situations apportées par les clients  et la possibilité de travailler d’une manière rapide et efficace. Cette approche qui repose plus sur l’improvisation que sur des techniques, signifie que le praticien peut adopter une grande variété de positions ou attitudes pour aider son client, toutes ces moyens étant conçus pour provoquer délibérément une réponse nouvelle et créative concernant les modes de pensée et ressentis du client. L’entretien est mené comme si on parlait à un vieux copain, avec beaucoup de chaleur et d’humour.
Dans le PCW, trois éléments clé vont permettre de faire passer le client d’un état de « blocage » vers un état plus « fluide », permettant une plus grande liberté et plus de choix. Le praticien cherche les points de résistance du client et improvise avec beaucoup d’humour en regardant si le client répond. Le praticien, contrairement à de nombreuses approches, peut occuper un temps de parole important. Quelques exemples d’attitudes adoptées :

Interrompre le client,  pour le détourner de sa manière habituelle de penser ou pour créer de la confusion.
Blâmer ou ne pas blâmer tout ce qu’on peut trouver à propos du problème. Par exemple « Ce n’est pas de votre faute, c’est juste parce que vous aviez des chaussures marron »
Modifier le volume de la voix. Parler plus fort ou plus bas peut provoquer des réponses avec de nouvelles manières de penser et ressentir
Changer la taille de découpage. Aller dans le détail ou dans des descriptions universelles. Par exemple "Quelle est la couleur de cette voiture ?" "C’est un point de vue cosmologique de la situation"
Inviter à faire plus de la même chose et recadrer. Par exemple « j’ai une phobie de parler en public.. c’est génial, cela permet à d’autres plus d’opportunités de parler en public.
Raconter une histoire. « Cela me rappelle une histoire… », « J’ai entendu dire que… » Inviter à un choix digital  entre A et B

Nick kemp-PNLNick Kemp est engagé dans le champ du changement individuel depuis 30 ans, ayant étudié de nombreuses formes de communication et de développements personnels, dont l’hypnose, la thérapie provocative et la PNL, avant de créer sa  propre approche « Provocative Change Works » qu’il utilise dans sa pratique privée. Nick Kemp a rencontré Franck Farrelly (le créateur de la thérapie provocative et l’un des modèles des créateurs de la PNL) en 2004 et a débuté une formation intensive avec lui afin de devenir un formateur agréé en Therapie Provocative.  Nick, qui est un ami proche de Franck farrelly,  a créé l’Association for Provocative Therapy (ou AFPT) et édité le « Provocative Change Works for Phobia » qui a été le premier d’une série de DVD. En 2006, Nick Kemp a été l’invité pendant 26 semaines consécutives, d’une émission de la BBC pour travailler avec des clients phobique.